Photo : Hélène Cyr
L’homme dans la nature, sa condition, sa relation aux nouvelles technologies sont au cœur de mes réflections et de ma pratique artistique.
 
L’impact sur la nature de notre style de vie nord-américain est sans précédent. Nous bouleversons l’environnement à un point tel que les lieux physiques d’origine : forêts, rivières et îles n’existent plus. Nous les avons transformés à notre vision, ils sont notre œuvre dorénavant. Cette nature, avant d’être transformée par les desseins de l’homme n’est plus une vision partagée par les générations qui se suivent, mais une vision fragmentée dont plusieurs parties ne sont plus qu’un souvenir.

Ma démarche consiste en une exploration basée sur des mots-clés qui reviennent dans les conversations et les réseaux sociaux – environnement, forêt, consommation, gluten, vie, réseaux, lacs, droite, opinion, reconnaissance, amis, exploitation, publier, Trump, climat, migrants, plastique, etc. Pris individuellement chaque mot nous limite à son sens propre, mais assemblés en une certaine séquence, comme un poème dada, ils deviennent une vision fragmentée que je transcris dans mon travail.
Ce projet d’exposition comprend des œuvres de ma recherche sur le thème : L’homme œuvrant, nature remodelée, qui a comme questionnement l’impact de notre style de vie nord-américaine sur la nature. 

Les dessins 
Une série de dessins grand format, au fusain sur papier ou toile, met en scène un personnage déanbulant dans la forêt. Cette forêt, plus qu’un décor, est un havre d’isolement, sans interférence, sans contact. Avec humour et ironie, nu, lavé de toute étiquette, cet homme se déplace en fourrageur. Ici et là, il pige dans son présent pour nourrir ses souvenirs. Son expérience le mène aux frontières de notre temps et de l’idée romantique d’une nouvelle vie.

Les sculptures-objets
Pour supporter cette série de dessins, sous forme de sculptures-objets, plusieurs sujets actuels touchant l’environnement sont abordés : l’air pollué, l’épandage d’engrais chimiques et de pesticides, la pêche excessive, la réduction de la banquise liée au réchauffement climatique, etc. 
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